K comme K7

« Sur ce magnétophone Philips de 1985, je peux jouer avec l’avance rapide, le retour rapide et la pause. Il y a aussi un super variateur de vitesse, et qui dit variation de la vitesse dit aussi variation de la hauteur. Tout ça entraîne un geste créatif, pas loin du scratch, pas loin du sample […] C’est une sorte de toute petite version du Revox, le magneto à bandes que Pierre Schaeffer et Pierre Henry utilisaient dans les années 50/60, au début des musiques concrètes et électroniques. Ce sont eux qui ont inventé cette idée de travailler à partir de la matière enregistrée, de la manipuler, de la transformer, de jouer sur les différents paramètres de volume, de défilement, de vitesse… Avec le magnéto K7 il y a un coté lo-fi. Il y a aussi une idée de recyclage, parce que c’est un magnétophone acheté à Emmaüs pour un prix très modique. Il y a donc l’idée de redonner vie à du matériel qui, sinon, serait parti à la poubelle. » 

– Nicolas Thirion